Ecchymoses

René Bastian © 2002-2006 musiques-rb.org

Nicht vergessen ...

21 août 2007

L'éditorial que Gisela Nauck a publié dans le no 72 (août 2007) de la revue Positionen rappelle à juste titre que les moyens de stockage que nous propose l'industrie informatique n'ont qu'une durée de vie très limitée, que le flot d'informations sans importance ou volontairement mensongères prédispose aussi à la perte de mémoire : « zugleich verringert sich deutlich das verläßliche, tiefgründige Wissen – und das Vergessen nimmt zu ». Comme elle met intelligemment ce naufrage en rapport avec la proposition d'un certain Boulez de brûler périodiquement les bibliothèques, on peut facilement conclure que toute cette pratique économico-inculturelle n'est pas seulement une gifle lancée par la main invisible, mais que cette main-là est sous la gouverne d'une pensée qui, peu à peu, arrive à extirper la mauvaise graine que sont les Lumières et l'Aufklärung. La simple juxtaposition des données, d'une part la perte de mémoire induite par le support matériel, d'autre part le projet de destruction périodique des bibliothèque énoncée par un pompier pyromane, est rigoureuse comme un raisonnement géométrique. D'ailleurs on sait que le vandalisme bureaucratique est constitutif du paysage inculturel de la Ve République (par ex. destruction de l'Imprimerie Nationale, démolition du tissu démocratique par un régime électoral binaire, freinage - ô combien efficace - de la diffusion audio-visuelle par l'INA, etc). Et on ne doute pas que l'incendie de la bibliothèque de Weimar peut être pour certaines gens une sorte de jouissance

L'oubli gagne, on le regrette tout comme Gisela Nauck, d'autant plus que cet oubli est aggravé par le flux consensuel de la médiocrité quotidienne et des lieux communs. Or l'éditorialiste est elle-même victime de cette morosité mentale : elle croit à la « Unmöglichkeit, Raummusik und Klangkunst überhaupt adäquat speichern zu können ». Cette impossibilité n'est pas démontrée, mais simplement construite sur le sable des lieux communs. Elle repose sur l'air du temps, cette sorte de pensée abattue et fascinée par le « There is no alternative », l'antienne de la dame Thatcher. Elle vient tout droit d'un relativisme à la fois culturel et économique qui nous serine « anything goes » ce qui est avéré pour ceux qui ont les moyens financiers, disposent des leviers de commande et n'ont aucun scrupule.

Dans le domaines restreint où musique et informatique interfèrent, sont utilisés surtout les formats et les supports les plus fragiles. Pourquoi ? justement parce qu'ils sont les plus fragiles et qu'ils satisfont ainsi la règle d'or de l'industrie actuelle demandant que tout objet devienne obsolète dans les plus brefs délais pour ainsi garantir le cycle fabrication-achat-destruction. L'industrie actuelle pense ne pouvoir vivre que du renouvellement permanent de notre monde. La main invisible, mue par une volonté impénétrable, s'accommode de la destruction du monde, pourvu que ce soit « just in time ». Ne plus se souvenir permet ainsi de mieux supporter le présent. Dès lors que la production de musique doit satisfaire des critères industriels, les outils que l'industrie logicielle impose sont parfaitement adaptés à cette finalité. Tout va très bien.

Mais si on souhaite que la musique soit un levain de savoir et un instrument de culture, il ne faut en aucun cas accepter comme des données incontournables les propositions venant de cette Industrie. Il vaut mieux s'approcher d'une perfection intemporelle avec des moyens qui ont l'apparence obsolète que de produire une sorte de « produit » culturel qui n'est qu'un déchet en survie momentanée.

Quelques règles sont à respecter. D'abord se méfier de l'ensemble des normes et produits industriels et ne les accepter que s'ils sont à la fois paramétrisables et décrits ouvertement. Ensuite, se souvenir (ou comprendre enfin) que la partition classique ne note pas un « produit » mais le processus pour l'obtenir. Dans le domaine de la musique numérisée, cela s'appelle l'algorithme.

Pour noter efficacement à la fois le son et sa spatialisation (Raummusik und Klangkunst), il faut noter non pas le résulat mais le processus. Et quand on ne sait pas, il suffit d'apprendre.

Contradictions linuxiennes

23 mai 2006

L'une ou l'autre faille de sécurité (ou peut-être même plusieurs) dans le système d'affichage graphique X Window, utilisé par les systèmes d'exploitation Linux alertent les informaticiens ; a priori je ne suis pas concerné, d'abord parce que je ne suis pas responsable d'un serveur, ensuite parce que je n'ai jamais été un adepte des interfaces graphiques, qui font perdre énormément de temps dans les travaux bureautiques.

Pourtant ces interfaces sont à tel point préconisées par les décideurs informaticiens, qu'il n'est possible de les éviter qu'en ayant déjà une connaissance approfondie du système d'exploitation.

Le premier Linux viable que j'ai installé était la version SuSE 6.1 en 1999. J'ai suivi les recommandations. Par exemple en ce qui concerne le partitionnement :

C'est écrit à la page 61 du manuel comptant 530 pages. C'est évidemment une stupidité !

Si on parvenait à établir le contact avec une fournisseur d'accès Internet, il fallait choisir un logiciel de courrier électronique. On avait le choix entre sendmail et mailer inclus dans Netscape. Pour utiliser sendmail, le manuel précise : "Si vous avez l'intention d'utiliser sendmail dans un réseau TCP/IP, vous devez absolument disposer d'un serveur DNS valide." C'est quoi ?

Ainsi l'utilisateur est contraint de se servir d'interfaces graphiques :

Au lieu d'affirmer sa différence, le monde linuxien essaie de démontrer chaque jour qu'il est tout aussi ... que les autres systèmes d'exploitation. Pourquoi ? (la suite dès que j'aurai le temps :-)

J'aime rappeler que les premiers ordinateurs (au milieu des années 1940) n'ont pas été construits pour le plaisir, mais ont été des armes :


Que choisir et les portables

26 avril 2006
Dans le numéro de mai 2006, Que choisir examine quelques ordinateurs portables. Comme j'utilise des portables depuis 1986 (oui, il y en avait), le thème m'intéresse. Il y a un gagnant. En lisant attentivement le tableau des caractéristiques techniques on constate que par rapport au modèle dans la colonne suivante : alors il est difficile de comprendre pourquoi il est le meilleur choix.

Mais ce n'est pas grave : la cote d'amour dans ce genre de comparaison peut-être très importante, surtout quand ne sont pas évalués des critères d'usage vraiment importants :

Le Protocole de test dit que certains critères importants ont été évalués, mais les résultats ne sont pas mentionnés. Or si le consommateur veut choisir un ordi, il faut qu'il le choisisse en fonction de son usage et non pas d'un usage moyen.

Mon point de vue

Si on n'est pas dans la catégorie des utilisateurs fortunés, mais de ceux qui utilisent leur portable comme une instrument d'usage quotidien, les critères d'usage sont beaucoup plus importants que certaines duplications (par ex. avoir 4 USB au lieu de 3, ou le temps mis pour graver un cd-audio).

Faire un test comparatif d'ordinateurs portables demande des investissements techniques dont les résultats sont à mettre en relation avec les données fournis par les constructeurs.

J'aime beaucoup Que choisir pour l'ensemble des informations, il n'y a donc aucune raison de tolérer les comparatifs effectués sans critères précis pour la désignation du meilleur et en négligeant complètement les critères essentiels.

Enfin, ce serait pas mal d'indiquer l'adresse de courriel de la rédaction (il en existe bien une pour les abonnements).

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Bonne nouvelle pour les scieries

9 avril 2006
La vinification globalisée, pas frileuse et qui n'a peur de rien va ajouter de la sciure et des copeaux aux breuvages viticultureux.
Un filon pour exporter de la sciure et des copeaux ?
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Strasbourg et les automobilistes

5 juin 2005
La Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) a distribué un fascicule de 12 pages incitant les automobilistes à réfléchir sur le sujet Plus de voitures, moins de places. Comment ferons-nous demain ?

À la page 10 de ce fascicule, on apprend que 1 km en train TER coûte moins de 4 centimes d'Euros.

Compte tenu de ce qu'un billet pour aller de Wissembourg à Strasbourg coûte 9.60 EUR, quelle est la distance entre Wissembourg et Strasbourg ?

Réponse : 240 km

Comme on met environ 1 heure pour aller de Wissembourg à Strasbourg (TER ou voiture), calculer la vitesse horaire moyenne du véhicule.

NB 1 : Les personnes n'ayant pas été admis à Polytechnique ont le droit d'utiliser une calculette.

NB 2 : Les personnes sortis de Polytechnique ont le droit d'utliser deux calculettes.

Réponse : .....

Si la distance entre Wissembourg et Strasbourg n'était que de 75 km, quel pourrait être le coût du billet TER ?

Réponse : 3 EUR

Les tarifs entre le TER et le tram vont être harmonisés et calculés sur les mêmes bases (moins de 0.04 EUR/km), combien coûtera un trajet de la place de l'Homme de Fer à la place de la République ?

Réponse : tellement peu qu'il sera plus judicieux d'accorder la GRATUITÉ.

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La grande misère des majors du disque

30 avril 2004
On sait que les grands industriels de la production de disques sont dans une misère noire : il paraît que leurs ventes ont baissé de env. 9% après plus de 15 ans de progression (cela est à mon avis invérifiable). Cette baisse des ventes serait dûe d'une part au piratage, à l'exercice du droit de copie privée et surtout aux échanges de fichiers par internet.

Le piratage consiste à faire des copies multiples des disques et à les vendre. C'est du commerce de contre-bande : ce n'est pas le consommateur qui en est l'instigateur.

La copie privée est un droit qui a toujours été exercé sans que la production industrielle en ait pâti - je prétends que les ventes ont toujours été stimulées par l'échange et le prêt.

L'échange informatique de fichiers audio semble bouleverser la donne : admettons que quelques centaines de millions de personnes soient satisfaites d'avoir sur un support (disque dur, cd-rom) une version en format mp3 d'un cd ; il me semble qu'ils ne disposent que deux oreilles et que de 24 heures par jour. Ces fameux fichiers sont la plupart du temps en sommeil sur ce support. Quant à la qualité acoustique de ce format, il n'y a que peu de choses à en dire : prétendre qu'il est possible d'avoir en mp3 une copie équivalente à l'original, c'est admettre implicitement que l'original ne vaut pas plus que la copie !

Il ne faut pas comparer deux images, mais comparer l'enregistrement à l'original : dans le cas d'un vrai enregistrement (et non pas du résultat d'un trafic de studio), le mp3 est aussi éloigné de l'orchestre symphonique que la carte postale du Mont Blanc.

On veut bien admettre que les ventes ont baissé mais les causes sont à rechercher dans l'industrie phonographique elle-même :

Ce ne sont pas les seules causes de la baisse des ventes de disques. La régression sociale est telle que le consommateur de base doit restreindre le budget consacré aux loisirs : il est normal qu'il se vende moins de disques.

Cette régression a été voulue et organisée justement par la caste dont les majors font partie : si le pouvoir d'achat est amputé, il ne faut pas s'étonner que le commerce de biens diminue.

Un porte-parole de l'industrie phonographique fait savoir à l'occasion du MIDEM 2003 que la perte de son industrie est estimée à plus de 3 milliards. Il a oublié de préciser de quoi : des euros, des dollars, des quoi ? Peu importe : il est absolument certain que ceux qui n'ont pas ces 3 milliards n'auraient pas non plus pu les dépenser ! Alors, quel conseil : que ces industriels qui montrent à la fois leur incapacité de faire preuve d'esprit d'entreprise et qui refusent de parier sur l'avenir de la qualité, aillent « investir » ailleurs. Il s'en trouvera bien quelques autres que la copie en format mp3 n'effrayera pas et qui se feraient l'honneur et le plaisir d'éditer de la musique et non pas des ersatz.


Post-scriptum : Les idées découlent de la situation ; la forme est protégée par mon droit d'auteur ; la copie privée ne me dérange pas.
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Guérir d'une dépression ?

18 janvier 2003
J'ai eu une dépression. Après un séjour en hôpital, j'ai perdu quatre ans à fréquenter le cabinet d'une psychiâtre dont la seule activité thérapeutique consistait à s'asseoir dans un fauteuil, à baisser les yeux en se croisant les mains et à prononcer d'un air pieux : « je vous écoute », et, une demi-heure plus tard : « nous allons en rester là pour aujourd'hui ». Le « là » est resté le même du premier au dernier jour de ces quatre années. Parfois, dans le silence des deux parties, la thérapie atteignait un pic d'activité par la phrase : « Dites ce qui vous passe par la tête ». Il ne me passait rien par la tête, où ne règnait qu'une souffrance désespérée.

Par chance, sous l'effet de ce traitement, la dépression et les crises d'angoisse ont empiré à tel point que le seul moyen de ne pas mourir était de trouver un psychiâtre qui soigne. Je l'ai trouvé, il m'a guérie en cinq ans.

Tant de malades vont se détruire chez un professionnel de la religion freudienne, il existe un tel délit massif de non-assistance à personne en danger, j'ai tant gâché de ma durée de vie qu'il me faut dire ceci très clairement : les psychiâtres qui ont un projet thérapeutique existent. La guérison du malade les intéresse. Ils font des recherches pour l'obtenir et ils l'obtiennent. Ils s'impliquent. Ils agissent. Ils ont d'autres attitudes et d'autres méthodes que la « neutralité bienveillante », le refus d'administrer des médicaments, l'écoute passive de n'importe quoi, le silence qui réduit à néant toute possibilité de communication naturelle entre médecin et patient. La psychanalyse ou les psychothérapies qui en relèvent sont une distraction de luxe pour personnes en bonne santé psychique. Elles sont totalement inopérantes pour ceux qui souffrent d'une pathologie dépressive.

Je tremble en pensant au grand nombre de mes frères de douleur qui ne savent pas qu'on peut les guérir, qui se livrent aux improbables hypothèses freudiennes, que l'on trompe et que l'on sacrifie.

Lire

François Roustang : La fin de la plainte, éd. Odile Jacob
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Musique libre ?

12 décembre 2002
La musique et les logiciels informatiques ont apparemment quelques points communs :

C'est ce dernier point commun qui est la source de quelques confusions, surtout dans le petit milieu du logiciel libre où le concept de musique libre resurgit périodiquement comme un monstre lacustre.

Cette confusion naît à mon avis du mauvais usage du mot « libre » qui, accolé à des entités abstraites produit des pataquès pathétiques où les bons sentiments aveuglent la raison. Mais c'est perdre son temps que de lutter contre les usages : il est donc nécessaire d'admettre que le logiciel peut être libre, la musique éventuellement aussi, pourquoi pas mes chaussettes ? Je suis d'avis que cette dilution de la notion de liberté profite surtout à ceux qui sont les pires ennemis de cette liberté chérie, plus précisément ceux qui sous l'exigence de liberté abritent leur rapacité et leur appétit de pouvoir. Car, enfin, ce sont les individus qui sont censés être libres et non pas des objets ou des concepts. Et il y a fort à parier que chaque fois que l'adjectif « libre » prétend définir un objet ou un concept, c'est au dépens des individus. Dans le domaine du « logiciel libre », la notion de liberté s'est à ce point dévergondée, que, dans l'esprit de beaucoup de praticiens, la gratuité ou la liberté de copier semble être sa caractéristique principale : c'est à la fois faux et nuisible, car la caractéristique fondamentale du « logiciel libre » est qu'il se développe sur une base coopérative. La possibilité de copier et l'éventuelle gratuité ne sont que des conséquences, plus ou moins bénéfiques, de ce principe.

Pourquoi le «logiciel libre » peut-il être coopératif ? Parce qu'il est un partage de savoir. Il est une autre forme du savoir mathématique : l'essentiel de l'activité informatique n'est qu'un agencement d'algorithmes, même si le public la voit surtout sous l'aspect de boutons à cliquer et autres manipulations souriciennes. Et là, il y a toujours quelque chose à améliorer ; le savoir n'est jamais final, ultime, clos. Le côté inachevé du savoir perturbe d'ailleurs profondément une partie de la population humaine pour qui cette « in-quiétude » n'est supportable que blottie derrière le bouclier des mythes.

Comme l'informatique est un savoir, elle n'est perfectible que sous les yeux de l'ensemble des informaticiens : c'est pour cette raison que les textes-sources des programmes doivent être disponibles et copiables à volonté. Et comme l'argent ne serait qu'une contrainte collatérale, il est presque nécessaire que la diffusion se fasse le moins onéreusement possible.

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Dadaïsme épistémologique

14 septembre 2002

Voici la première phrase de l'ouvrage « Impostures intellectuelles » de Alan Sokal et Jean Bricmont :

L'histoire de ce livre a commencé par un canular.

Un canular salutaire aux dépens de quelques pseudo-philosophes (entre autres Lacan, Kristeva, Baudrillard, Deleuze-Guattari, Virilio). Les seconds couteaux de ces phares de la pensée phrançaise n'ont pas manqué de répliquer. Et d'autres de répliquer aux répliquants. Sur la page oueb http://dogma.free.fr on trouvera l'article Épistémologie et déontologie des Impostures intellectuelles de Sokal et Bricmont de Angèle Kremer-Marietti. Cet article épluche les pauvres argumentations des fidèles lacaniens et autres pseudo-herméneuticiens. Tout va bien jusqu'au moment où Mme Kremer-Marietti se sert de l'adjectif « dadaïste » pour qualifier le « anything goes » de Paul Feyerabend.

C'est faire injure au Dadaïsme - qui fut, il faut le rappeler puisque ce savoir ne fait pas partie du bagage de l'intellectuel du XXIe siècle, un mouvement de protestation par les moyens artistiques contre la faux-jetonnerie et l'obscurantisme complices de la Grande Guerre ! Dada n'est comparable qu'à l'entreprise solitaire d'un Karl Kraus qui s'en prit aux même démons avec d'autres moyens évidemment.

Que dire encore ? Faire partie du nombre - trop réduit - de ceux qui s'en tiennent à la raison humaine n'exclut pas de trébucher sur un mot mal choisi et de tomber dans la mare journalistique où l'on parle de « situation surréaliste » sans savoir un traître mot de ce qu'était le surréalisme.

Et pour finir une citation qui n'en est pas une :

L'histoire du dadaïsme a commencé par un canular.

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